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L'histoire jamais racontée derrière la chanson

L'histoire jamais racontée derrière la chanson "Summertime Departures" !

J'espère que tu vas bien !!! Je suis très heureux de t'annoncer que les noms ci-dessous sont ceux des chanceux qui ont été tirés au sort par Alex un peu plus tôt aujourd'hui pendant un Facebook Live, parmi tous les gens qui voulaient une chance de se procurer un des derniers exemplaires du vinyle lathe cut collector de "Summertime Departures" en édition limitée. Félicitations à tous !

Ceci étant dit, je sais que pour chaque personne heureuse sur cette liste, il y en a 5 fois plus qui sont déçues en ce moment. Alors je tiens non seulement à remercier tout le monde pour leur participation à ce projet unique, mais aussi d'avoir fait de tout le processus un moment si spécial auquel prendre part.

Et n'oublie pas, peu importe si tu as réussi ou non à mettre la main sur le vinyle lathe cut collector de "Summertime Departures", tu auras une nouvelle opportunité très bientôt ! Le prochain vinyle lathe cut collector en édition limitée sera celui de "The Hunter (By the Seaside Window)", qui sera disponible à partir du 17 novembre à 10h, heure du Québec // 16h, heure de France.

SOMETIMES I DREAM

Puisque je sais à quel point tu aimes avoir une perspective plus personnelle, que ce soit sur la façon dont les chansons ont été créées ou sur notre voyage collectif, je pense que tu vas aimer apprendre comment la version live de "Summertime Departures" est née, surtout que ça a été l'un des moments préférés de nos concerts pour la plupart des gens !

Alors voici l'histoire :

Je me souviendrai toujours de la répétition que nous avons eue ce jour-là. C'était l'un de ces moments où tout peut s'effondrer de façon grandiose, ou alors devenir l'une des meilleures répétitions de notre vie. Crois-moi, j'ai vécu les deux situations; c'est très énergique, très émotionnel et intense pour de nombreuses raisons, mais l'essentiel se trouve dans l'authenticité de ces moments, car il n'y a pas de compromis pour Alex. Tragique ou épiphanique, il faut être pleinement actif, tout le temps.

Alors ce jour-là, je pense que nous savions tous que ce serait l'un ou l'autre... Il n'y avait absolument pas d'autre issue possible, c'est ce qui a rendu ce moment si particulier. C'était le soir du 3 juillet 2019, quarante-huit heures avant le tout premier concert du projet solo d'Alex, qui n'était rien de moins qu'une grande première en tête d'affiche pour lui, d'autant plus que ce n'était pas seulement l'un des concerts les plus attendus de tout le Festival International de Jazz de Montréal, mais c'était aussi le seul concert à guichets fermés de l'ensemble du festival qui se déroulait sur deux semaines, ajoutant à tout le buzz déjà associé à cette soirée.

Pour te mettre un peu en contexte, ce serait la première fois que nous serions tous sur une scène ensemble depuis mars 2016, lorsque Your Favorite Enemies a joué leur dernier concert à New York. Nous étions donc, 3 ans plus tard, de retour de ce qui avait été un très long voyage pour tout le monde, travaillant maintenant sur la dernière répétition du concert. La pression commençait lentement à être plus tangible, d'autant plus que la soirée précédente s'était terriblement mal passée, au point où Alex a tout arrêté pour nous rappeler que ce n'était pas des conneries de karaoké dans lesquelles nous étions engagés et qu'il était prêt annuler le concert s'il n'avait pas l'impression que nous étions totalement concentrés et engagés sur la nature des chansons et l'esprit du moment dans lequel elles se déroulaient. Nous avons tous pensé à l'époque que c'était probablement la nervosité qui prenait le dessus, mais rétrospectivement, il avait raison... Nous étions plus en train de jouer des rôles plutôt que d'incarner la musique quand il est intervenu. Donc, pour ce qui allait être notre dernière répétition, nous voulions tous nous assurer que tout serait émotionnellement authentique, musicalement impeccable.

Encore une fois, tu dois comprendre le fait que, pour Alex, c'était censé être le seul concert qu'il jouerait - à vie. "Windows in the Sky" en concert devait être un hommage à son défunt père. La date du concert était presque, jour pour jour, la même date que celle du décès de son père quelques années plus tôt. Il allait jouer devant sa famille, ses vieux amis et pour chaque artiste, un concert à domicile est toujours le plus difficile à jouer. C'était très personnel pour lui, et nous voulions tous soutenir Alex et honorer son père, qui avait également été une figure paternelle pour presque nous tous. Il était donc important de s'assurer que chaque détail possible serait proche de la perfection.

Pour ce faire, un incroyable concept de scène et d'éclairage a été conçu avec notre ami de longue date Pascal, des mois avant de toucher ce que nous appelons le facteur « It ». Alex a réuni un groupe de 11 musiciens qui devaient jouer sur une scène élaborée à 2 niveaux différents, dont 2 batteries, une station de percussions, une violoncelliste, un trompettiste, une claviériste supplémentaire et les 5 musiciens de Your Favorite Enemies. C'était un véritable défi structurel et organisationnel pour l'ingénieur lumière qui devait trouver le bon espace sur scène, pour le régisseur qui devait coordonner tous les changements d'instruments et les réglages appropriés, sans oublier les ingénieurs du son et des moniteurs, qui allaient devoir équilibrer un orchestre conçu par Alex, un groupe de noise néoclassique basé sur des expérimentations et de l'improvisation. Tu imagines ? Tout cela en plus du concept original de lumières et de projections que nous avions développé spécialement pour ce concert, toute une équipe vidéo, et une station audio d'enregistrement live... Inutile de dire que la dernière « répétition » générale était incroyablement importante.

Ce qui veut dire qu'un peu plus de 20 personnes impliquées dans le concert - oui, c'était une énorme équipe de production - se sont réunies dans notre église-studio ce soir-là pour tout mettre en oeuvre une dernière fois avant le concert. Tout s'est déroulé comme prévu et très bien pour les cinq premières chansons... jusqu'à ce que nous arrivions à "Summertime Departures". Connaissant Alex, j'ai immédiatement su que quelque chose le dérangeait. Nous avons néanmoins joué jusqu'à la fin de la chanson et alors que nous abordions la suivante, qui était "Lavender Sky", Alex a demandé à tout le monde d'arrêter de jouer, qu'il aimerait jouer à nouveau "Summertime Departures", car il « voulait juste valider quelque chose », a-t-il dit... Neuf fois sur dix, quand Alex dit : « Faisons ça encore, je veux juste valider ou essayer quelque chose », ça veut dire : « Je trouve que ça ne marche pas à ce moment de la chanson », et aussi qu'il veut aller plus loin, essayer quelque chose de différent. Nous finissons généralement par créer quelque chose de complètement nouveau, là, tout de suite, maintenant, même moins de 48 heures avant un concert. J'aurai plus d'histoires comme ça dans le futur...!

Après avoir fait partie de Your Favorite Enemies pendant 12 ans, nous savions tous les 5 ce que cela voulait dire. Lorsque le reste des musiciens et de l'équipe ont commencé à se rendre compte que nous commencions à paniquer un peu, le chemin doux et agréable composé de bien-être et de sécurité s'est soudainement changé en quelques chuchotements ici et là, tandis que les gens faisaient semblant de prendre des notes sur leurs feuilles. TOUT LE MONDE a eu une sueur « 48 heures avant le concert » de frayeur pendant une fraction de seconde. Même l'équipe technique était du genre : « Ai-je entendu dire qu'il pourrait y avoir des changements de dernière minute ? », sachant que tout le concert était parfaitement aligné et que tout semblait parfait... L'équilibre de cette « chose » follement déroutante sur laquelle nous avions tous travaillé et mis en oeuvre depuis décembre 2018 que nous venions de comprendre et d'appréhender ? Tout le monde a regardé Alex, qui n'a pas bougé d'un pouce, puis il a dit : « Faisons "Summertime Departures" à nouveau du début s'il vous plaît... 1, 2, 3, 4 ». Et nous y revoilà...! Tout le monde joue ses partitions et nous regardons tous Alex sans arrêt, essayant de comprendre ce qu'il pense, ce qu'il a entendu que nous n'avions pas entendu. Nous pouvions presque entendre tout le monde penser à voix haute : « À quoi ça sert ? La chanson est super cool ! »

Nous avons joué toute la chanson, et c'était vraiment super, même mieux que la première fois, pensais-je, et nous l'avons tous ressenti. C'était super ! Mais alors que la chanson se terminait et que nous passions à nouveau à "Lavender Sky", Alex, pour la deuxième fois, nous a demandé à tous d'arrêter, en disant que nous devions refaire "Summertime Departures". Il était maintenant absolument évident et clair que quelque chose n'allait pas mais personne ne pouvait deviner ce que c'était. Nous avions joué la chanson deux fois, et c'était parfait...! Je pouvais ressentir une certaine anxiété grandir lentement dans l’air, ce qui est compréhensible avec tant de personnes impliquées qui ont travaillé dur pour donner vie à la vision d’Alex et pour amener le concert au plus haut niveau qu’il était à ce moment-là.

J'ai commencé à regarder les musiciens, l'équipe, et tout le monde regardait Alex, attendant d'entendre une direction, un petit quelque chose, une ligne directrice, juste quelques mots avant de reprendre la chanson pour la troisième fois consécutive. Mais Alex, lui, écrivait quelque chose dans ses feuilles de paroles, conscient que les gens paniquaient, mais absolument concentré sur ce qu'il faisait en ce moment très tendu. Ensuite, je pouvais l'entendre chanter en écrivant des mots, esquissant et écrivant et raturant et écrivant à nouveau. Je me suis clairement rappelé qu'il m'avait dit qu'il avait peur de ne pas savoir quelle serait sa réaction s'il perdait le contrôle de ses émotions alors que nous jouions devant nos familles, nos amis, les médias qui nous suivaient depuis 2006, je veux dire, un concert à domicile et tout et tout... J'ai commencé à m'inquiéter, tout comme Ben, le guitariste juste à côté de moi. « À quoi tu penses, frère ? », lui ai-je demandé. Mais il a continué à écrire des choses et à approfondir ce qui se passait.

Après quelques minutes qui semblèrent interminables pour tous ceux qui étaient passés de se demander ce qui se passait à être complètement effrayés par ce qui allait se dérouler ensuite, Alex a dit, d'une voix très douce et réconfortante : « La fin de la chanson pourrait être beaucoup plus intense et puissante plutôt que plus mélodique avec une sorte de sentiment de lâcher prise qui me dérange un peu à ce stade. Je pense que la fin de la chanson est un peu trop sage musicalement dans son mouvement, ce qui tamise en quelque sorte la charge émotionnelle de la chanson. Je pense que j'ai une idée, et j'aimerais bien l'essayer avec vous tous ! Apportons plus de danger et de profondeur. Je vous guiderai tous au fur et à mesure. Plus de convention. Allons plus loin et laissons-nous aller dans la zone d'abandon. Croyez-moi... ça va être cool ! » À ce moment précis dans le temps, j’ai presque entendu la mâchoire de tout le monde tomber au sol ! Sage ?! Nous la jouons depuis des mois ! Il m'a semblé qu'une grande majorité des personnes présentes à ce moment précis n'étaient pas vraiment enthousiasmées par la simple idée de 1, lâcher prise, 2, découvrir ce que pouvait être cette soi-disant zone, et 3, jouer jusqu'à ce qu'Alex leur dise quoi faire à un moment donné... Ça ne semblait pas du tout cool là !

Même l'ingénieur lumière a demandé à Alex de répéter, juste pour s'assurer qu'il avait bien entendu, sachant qu'il devrait trouver quelque chose sur le coup, alors que tout se passait bien et était prêt. Tout le monde se disait : « Le concert est dans deux jours ! Peut-être que nous devrions le garder exactement tel quel ! » Mais personne n'a rien dit, sachant que cela ne changerait rien avec Alex.

J’aime ce côté d’Alex, où il se permet toujours de découvrir ce qui est au-delà de ce que les autres peuvent considérer comme le parfait « absolu ». Rien d'étonnant à ce que la toute première conversation que j'ai eue avec lui lors de notre première rencontre portait sur « Qu'est-ce qui dépasse l'horizon de nos propres limites égoïstes ? » C'est qui il est, encore plus maintenant, je dirais. Peu importe le contexte, l'heure, le jour, il est en quelque sorte libéré de tous ces paradigmes... Cela peut être bizarre et apeurant quand vous n'y êtes pas habitué, comme cela a été le sentiment d'à peu près tous les musiciens additionnels avec nous sur scène et la plupart de l'équipe !

« Commençons par la section du bridge, continuons ceci jusqu'à la fin, et essayons autre chose pour terminer la chanson », a dit Alex...

1, 2, 3, 4, et nous y voilà, tous commençant la section du bridge ! Tout le monde s'est regardé, comme si nous marchions sur un fil, en pensant à ce que nous pourrions faire à la fin d'une chanson déjà incroyable qui changerait quoi que ce soit. Tu sais, la sensation de « Ça passe ou ça casse » ? Personne ne connaît Alex comme nous, mais à ce moment-là, nous savions tous que nous passerions toute la nuit à travailler sur cette nouvelle section jusqu'à ce qu'il la trouve correcte ! Crois-moi... C'est arrivé trop souvent pour me faire peur. Enfin, je devrais dire ça me fait moins peur...!

Alors que la fin de la chanson approchait, je pouvais sentir que tout le monde essayait de comprendre qui prendrait les devants et dans quelle direction nous devrions aller. Nous dépendions tous les uns des autres, nous voulions tous que ce concert soit la plus grande chose que nous ayons jamais faite de notre vie à ce moment-là, mais ce moment précis dans le temps était absolument stressant et inconfortable, au mieux ! La note finale fut enfin frappée... Tout le monde regarda autour de lui, puis leur instrument, puis à nouveau autour, puis de nouveau vers leur instrument, alors que nous continuions à frapper la dernière note et à la frapper encore avant qu'elle ne disparaisse complètement...! Alex s'est retourné aussi vite que l'éclair vers Moose, le batteur, et a crié : « Garde l'impulsion et beaucoup plus vite... Pas un battement, juste l'impulsion ! »

Sometimes I dream I can sail through the past
And let my teardrops fall in the ocean, in the ocean
Sometimes I dream I can sail through the past
And let my teardrops fall at your feet
I’ll see you one day
Coming back for me
I’ll see you one day
---------------
Parfois, je rêve que je navigue à travers le passé
Et je laisse mes larmes rejoindre l’océan, l'océan
Parfois, je rêve que je navigue à travers le passé
Et je laisse mes larmes tomber à tes pieds
Je te verrai un jour donné
Revenir pour moi
Je te verrai un jour donné

... Alex a commencé à chanter ces paroles avec beaucoup d'intensité, alors que Moose lui donnait l'impulsion avec son coup de pied et son tom au sol et le reste d'entre nous frappions encore cette dernière note de temps en temps. Mais la façon dont Alex est arrivé avec ces paroles et comment il les chantait, je ne l'avais jamais entendu faire ça auparavant - avec autant de passion et de dévouement, comme si c'était la dernière fois qu'il chantait ! J'ai commencé à jouer cette note avec une impulsion aussi, en suivant l'exemple de Moose. Alex a continué à chanter et à chanter les mêmes paroles jusqu'à ce que tout le monde se joigne et que la fin de la chanson devienne un phénomène en soi...! L'intensité était si puissante ! L'impulsion de la batterie, la basse, les sons hallucinants venant des guitares, des claviers, de la trompette et du violoncelle... Nous étions tellement transportés par tout ça que c'était fou...! Puis Alex s'est tourné vers nous, bougeant ses bras pour dire : « Continuez, ne vous arrêtez pas, nous sommes sur quelque chose », et il est allé chercher quelque chose sur la scène. Nous avons donc continué à jouer la même chose pendant un moment, encore et encore, et encore, Alex nous disant de continuer à jouer la même chose...!

Il est revenu avec trois guitares différentes dans ses mains, et a commencé à les essayer tout en nous demandant de continuer à jouer la même note. Son regard transcendait le moment lui-même. Je sais qu'il voulait que nous lâchions tous prise, que nous soyons libres de notre inconfort. Il voulait que nous atteignions un autre niveau « d'intensité », ou de « folie » - ou les deux - à ce stade de la chanson. Il a branché ses guitares les unes après les autres. Ne trouvant pas ce qu'il voulait au début, il retourna chercher autre chose, bougeant toujours ses bras pour s'assurer que nous ne nous arrêterions pas. Jusqu'à ce qu'il revienne avec ce qui semblait être la plus petite guitare que j'aie jamais vue de ma vie, et d'un rouge flamboyant...! Je pense que j’ai fait un sourire, pensant en moi-même, ça va être génial ! Jusqu'à ce que j'entende la note élevée sortant de cet instrument de musique, douce mais puissante à la fois ! Nous étions tous tellement stupéfaits et cela nous a donné tellement d'énergie que nous avons joué cette section pendant au moins 30 minutes !

Nous étions donc là, 44 heures avant le concert, tout le monde ayant travaillé rigoureusement pour s'assurer que tout ce que nous avions développé et construit au cours des derniers mois serait parfaitement aligné, en train d'intégrer tout d'un coup une nouvelle section au concert. Cette section, pour être sûr que tu comprennes bien, n’a pas de forme en tant que telle, pas de tempo, ni de structure temporelle, et ne se termine que lorsque Alex le dit... Tout ça pour dire, pour être honnête, que ce moment était si magique et incarnait si bien l'esprit de l'album que nous savions tous que c'était la dernière petite pièce manquante pour que le concert soit ce qu'il devait être plutôt que ce que nous voulions qu'il soit. Personne ne pouvait croire ce qui venait de se passer...!

Et ce moment a donné naissance à la deuxième partie de "Summertime Departures", intitulée "Sometimes I Dream" (Parfois je rêve) ! Cette chanson a fait partie de chaque concert que nous avons donné jusqu'à présent, et chaque fois que je vois cette petite merveille rouge se déplacer avec Alex, cela me rappelle cette soirée spécifique, où nous avons tous dû lâcher prise et faire confiance à notre instinct, plutôt que la structure sage et réconfortante établie...

Et en agissant ainsi, cela a donné naissance à quelque chose au-dessus et au-delà de nous-mêmes. Je crois que c’est un moment qui a personnellement et musicalement transformé tous ceux qui l’ont vécu... Enfin, notre ingénieur lumière a peut-être perdu quelques cheveux, mais il a bel et bien réussi !

« Qu'y a-t-il au-delà de l'horizon de nos propres limites égoïstes ? », une question transformatrice et puissante que je me pose encore tous les jours !

LE PACKAGE OLD SCHOOL EST PRESQUE PRÊT !

Surveille bien tes courriels à venir ! Il y a beaucoup à dire sur ce qui donne vie au Secret Family Cult Club...!

Il semble que nous nous rapprochons de plus en plus de la date d'expédition ! Reste proche !

Ton hôte et ami,
Jeff

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